Cinq dates à la découverte de l'histoire d'Écosse...

122 : Construction du Mur d'Hadrien

Classé au Patrimoine historique mondial de l'UNESCO depuis 1987, le Mur d'Hadrien a été construit entre 122 et 128 après JC. À l'origine, le Mur marque la limite septentrionale de la province romaine, Britania (Angleterre, Pays de Galles et le sud de l'Écosse acutelle). Le construction du mur fut ordonnée par l'Empereur Hadrien (76-138), afin de se protéger des barbares venus du Nord. Véritable symbole de l'emprise romaine sur des provinces à la limite de l'Empire, il aura fallu 10 000 soldats romains pour le bâtir ; ce qui le différencie de la Grande Muraille de Chine qui a été bâtie par des esclaves. À partir du Vème siècle, Rome commence à perdre son statut de puissance dominante : cela va causer l'abandon du mur. En effet, Rome, pour assurer sa défense, va rappeler ses légions les plus éloignées. Par la suite, le mur a servi de carrière pour les habitants du coin. De nos jours, des morceaux du mur sont encore visibles.

1320 : Déclaration d'Arbroath

Il s'agit, sous forme de lettre au Pape Jean XXII,  d'une déclaration d'indépendance de l'Écosse, sous le règne de Robert The Bruce. Elle aurait été rédigée à l'Abbaye d'Arbroath par Bernard de Kilwinning, chancelier d'Écosse et abbé d'Arbroath. La lettre porte le sceau de 51 comtes et barons. La déclaration d'Arbroath est une réponse de Robert The Bruce suite à son excommunion décidée par le Pape, après qu'il ait commis un meurtre dans une église. Jean XXII avait alors déclaré Édouard Ier comme légitime seigneur des terres d'Écosse. La déclaration peut être considérée comme un outil de propagande, afin de faire apparaitre le Royaume d'Écosse, comme indépendant. Différentes constatations peuvent être tirées : l'Écosse a toujours été indépendante, Édouard Ier a injustement attaqué l'Écosse, Robert The Bruce a délivré l'Écosse du joug anglais et, enfin, l'indépendance de l'Écosse est la prérogative du peuple écossais et non du roi d'Écosse.

1587 : Exécution de Marie Stuart

Les mauvais choix de cœur de Marie Stuart, reine d'Écosse, provoque le soulèvement de la noblesse protestante. Elle est contrainte d'abdiquer en faveur de son fils, Jacques VI, en juillet 1567. Elle parvient tout de même à s'enfuir et à se réfugier en Angleterre, où sa cousine, Élizabeth Ière, est reine. Cependant, sa complicité supposée dans l'assassinat de son deuxième époux provoque sa mise en place en résidence surveillée. Élizabeth Ière se méfie de sa cousine, qu'elle voit comme une rivale encombrante et dangereuse. Durant ses dix-huit années de captivités, Marie Stuart écrit et complote. Francis Walshingham, chef des services secrets d'Élizabeth Ière, fait tomber la reine déchue dans un piège. En octobre 1586, jugée coupable d'avoir voulu tuer la reine d'Angleterre, elle est condamnée à mort par décapitation à la hache. Le 8 février 1587, devant 300 personnes, Marie Stuart est exécutée et meurt en martyre.

1692 : Massacre de Glencoe

Le matin du 13 février 1692, dans la vallée de Glencoe, 39 hommes du clan Donald de Glencoe sont assassinés par une centaine d'hommes envoyés par des conseillers de Guillaume III, roi d'Angleterre. Une quarantaine de femmes et d'enfants moururent après l'incendie de leurs maisons. En 1688, lorsque Guillaume d'Orange, protestant, monte sur le trône, il se promet de faire jurer fidélité à tous les chefs de clan en Écosse. Malheureusement, la fidélité de ces derniers au roi Jacques Stuart est profondément enracinée dans beaucoup de clans. Quand le règne de Jacques VII Stuart en 1688, les clans de la région - pour la plupart catholique -, étaient réticents à se rallier au nouveau souverain presbytérien, issu de la Maison de Hanovre. En mars 1689, Guillaume d'Orange, officiellement roi, le vicomte Dundee rassembla les Highlanders avec la ferme intention de remettre le roi Jacques sur le trône.

1707 : Acte d'Union

Le 1er mai 1707, l'Acte d'Union, unissant l'Angleterre et l'Écosse au sein d'un Royaume-Uni de Grande-Bretagne, entre en rigueur. Cet acte est ratifié le 16 janvier 1707 par le Parlement d'Édimbourg. Le Royaume-Uni nait ainsi : avec un seul gouvernement et un seul parlement, à Westminster. La Chambre des Communes voit alors l'entrée de 45 députés écossais et 16 pairs écossais pour la Chambre des Lords. Après quelques émeutes populaires, provoquées par le sabordage du Parlement écossais, l'union semble être rentrée dans les mœurs, jusqu'au siècle suivant. En 1801, le processus d'unification de l'archipel s'achève avec la création du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande. Cette unité ne résiste pas au XXème siècle : une partie de l'Irlande arrache son indépendance après la Grande Guerre et, à la fin du XXème siècle, Tony Blair, alors chef du gouvernement, assouplit l'union en restituant aux écossais, un début d'autonomie ainsi qu'un Parlement à Édimbourg.